GG25 : un an après

Grève générale du jeu vidéo : un an après. En fond, une photo du rassemblement de la GG25 à Paris en février 2025. En bas, les logos du STJV et de la GG25

Suite à un bilan catastrophique de l’industrie du jeu vidéo le STJV avait établi un plan d’action pour améliorer l’industrie, qui incluait un appel à une grève générale du jeu vidéo.

Celle-ci a eu lieu le 13 février 2025, et a été rejointe par d’autres syndicats présents dans le secteur y compris à l’international, avec des grèves coordonnées dans le jeu vidéo en Espagne et en Italie.

Elle a été très forte, avec plus de 1000 travailleureuses sur 9 rassemblements à travers la France, et environ 2000 travailleureuses en grève sur la journée, soit 20% de toute l’industrie française du jeu vidéo. Elle a montré à quel point les travailleureuses sont conscients des problèmes traversant le jeu vidéo, et veulent participer à la gestion de notre industrie.

Un tout petit plus d’un an plus tard, force est de constater que l’industrie du jeu vidéo ne va pas mieux, et que les dirigeant‧es des entreprises du secteur restent sur leur trajectoire autodestructrice. Iels continuent à prendre des décisions hors-sol, espérant du haut de leur piédestal que les problèmes se résoudront par magie et que les profits suivront, probablement. On pourrait dire qu’à leurs yeux l’emploi, les revenus et la santé des travailleureuses ne sont que des variables de gestion, mais il faudrait pour cela qu’iels soient capables de gérer quelque chose.

En face, les travailleureuses et syndicats se mobilisent toujours plus et produisent du travail concret, dans l’espoir de sauver notre industrie de la bêtise de nos patron‧nes. Le mouvement social en cours à Ubisoft en est un exemple criant.

Faisons un bilan des avancées du STJV sur les orientations présentées en janvier 2025.

Informer les travailleureuses

  • Nous avons débuté en interne le travail sur un futur baromètre de l’industrie, pour objectifier les conditions de travail et d’emploi dans le jeu vidéo ;
  • Nous continuons notre travail de production de fiches informatives, à la fois dans le syndicat et publiquement, avec notamment un travail en cours sur le droit des freelances et travailleureuses indépendant‧es ;
  • Un programme de formation interne est en cours de développement, et devrait être déployé courant 2026.

Sensibiliser les pouvoirs publics

  • Depuis la grève générale de 2025, de nombreux contacts ont été développés et entretenus avec des élus locaux, pour présenter notre industrie et les enjeux qui la traversent, et pour aider les studios en grève ;
  • Le STJV a pu conseiller des élus pour préparer leurs auditions de patron‧nes du jeu vidéo à l’Assemblée Nationale et au Sénat.

Réorganiser les productions de jeu vidéo

En plus des réflexions et discussions permanentes qui ont lieu au STJV, nous avons en particulier :

  • Produit un travail interne sur l’IA générative et les dangers long terme que ces technologies présentent pour l’emploi et pour l’industrie ;
  • Entamé un travail sur les statuts de coopératives ouvrières et les formes de production de jeu vidéo à petite échelle, pour étudier les alternatives possibles et lutter contre la création d’une petite bourgeoisie du jeu vidéo indépendant.

Internationaliser les luttes

  • Le STJV a participé activement aux activités et congrès d’Uni Global et Uni Europa en 2025 et continuera à le faire en 2026, pour présenter au niveau international et interprofessionnel son modèle d’organisation et défendre la nécessité pour les syndicats d’avoir des positions claires et radicales, sous peine de disparaître face au fascisme ;
  • Nous essayons depuis des mois d’aider des travailleureuses du jeu vidéo palestinien‧nes à échapper au génocide en cours par Israël, mais sommes bloqués par le refus de la France de les évacuer ;
  • Avec IWGB Game Workers, le STJV a organisé fin 2025 un sommet européen du jeu vidéo, qui a mené à une déclaration commune et débouché sur un plan d’action concret entre 6 syndicats du jeu vidéo, qui sera mis en place en 2026 ;
  • Game Workers Coalition (GWC), le réseau international de syndicats du jeu vidéo, a continué de s’étendre sur tous les continents.

Créer et acquérir de nouveaux droits

  • En 2025, nous avons concentré nos efforts sur le renforcement des compétences et connaissances en négociation, à la fois par la formation des représentant‧es du personnel à la négociation en entreprise, et par du soutien direct entre sections syndicales ;
  • Nos camarades à Don’t Nod ont obtenu la reconnaissance du statut cadre pour les travailleureuses de l’entreprise, en faisant la deuxième entreprise du jeu vidéo à reconnaître ce fait après Amplitude, et ce statut a également été reconnu rétroactivement dans une procédure aux prud’hommes ;
  • Malgré des manœuvres dilatoires d’Ubisoft, nous avons obtenu, avec les autres syndicats présents dans le groupe, la reconnaissance d’une Unité Économique et Sociale incluant toutes les sociétés du groupe Ubisoft ;
  • Nous avons également vu cette année l’arrivée dans l’industrie du jeu vidéo d’un nouveau droit avec l’arrivée, lentement mais sûrement, du congé menstruel ou pour maladie courte.

Faisant le constat de plusieurs années de blocage des directions d’entreprise, qui ne semblent comprendre que la force, le STJV avait incité ses sections syndicales et les CSE à poursuivre leurs entreprises pour faire reconnaître leurs droits. Dont acte : le nombre de poursuites a beaucoup augmenté en 2025, et le STJV et les CSE enchaînent les victoires au tribunal sur les négociations, le respect du droit du travail, le harcèlement…

Les travailleureuses du jeu vidéo ne se sont pas reposé‧es sur leurs lauriers après la grève générale de février 2025 ! Au contraire, iels ont montré que, malgré les obstacles qui se posent à eux, il est possible de construire un mouvement durable pour essayer de stabiliser et rendre vivable une industrie du jeu vidéo méprisée et piétinée par son propre patronat.

Suivant le principe de la double besogne, nous continuerons à suivre nos orientations et implémenterons les actions nécessaires pour améliorer nos conditions de travail à court terme, et rendre l’industrie du jeu vidéo viable à long terme en donnant le pouvoir aux travailleureuses.

Triple condamnation aux prud’hommes pour Ishtar Games (groupe Nacon)

Sur fond rouge et noir, à gauche de l'image, Phoenix Wright de la série Ace Attorney dans une posture triomphale, pointant du doigt vers l'avant de l'image. À droite, le texte "Victoire !" dans une fonte stylisée rappelant celle des interjections d'Ace Attorney. En bas de l'image, le logo STJV.

En août 2023, au moins 6 salarié·es du studio Ishtar Games (détenu par le groupe Nacon) se sont vu proposer des ruptures conventionnelles. Leur employeur proposant des indemnités inférieures au paiement d’un préavis (3 mois), 3 d’entre elleux ont refusé. Quelques semaines plus tard, iels se faisaient licencier pour « insuffisance professionnelle ».

Accompagné·es par le STJV, iels ont saisi le conseil des prud’hommes, qui a rendu ses délibérés en janvier dernier. Les 3 licenciements ont été jugés sans cause réelle et sérieuse, et donc illégaux. La société a été condamnée à payer des dommages-intérêts d’environ 7 000 € par dossier, environ 25 000 € au total, et à rembourser 1 mois d’Aide au Retour à l’Emploi (ARE) à France Travail.

Au regard de ce résultat, le STJV considère qu’iels ont donc eu raison de ne pas céder à la pression de la rupture conventionnelle, bénéficiant ainsi de 3 mois de préavis (au lieu de 5 semaines), de l’indemnité légale de licenciement, du remboursement à l’assurance chômage des sommes qui étaient dues par l’employeur, mais également de dommages et intérêts pour le préjudice subi.

La société n’ayant pas fait appel, sa condamnation est définitive.

Nous nous félicitons de cette victoire : l’arbitraire patronal, c’est terminé. Un syndicat, des cotisations, ça sert à se défendre, défendre les autres, et ça sert à gagner.

Les jugements anonymisés sont consultables ci-dessous.

Jugement Tourcoing janvier 2026 licenciements abusifs 00
Jugement Tourcoing janvier 2026 licenciements abusifs 01
Jugement Tourcoing janvier 2026 licenciements abusifs 02

Une industrie, une lutte – Un front uni de syndicats du jeu vidéo en Europe de l’Ouest

"Une industrie une lutte" - avec des logos de Ver‧di, CSVI, FIOM-CGIL, GWUI Ireland, IWGB Game Workers et le STJV

Les travailleureuses du jeu vidéo du monde entier ont de nombreux problèmes communs. Nos emplois sont menacés, nous ne sommes pas écouté‧es au travail, et on nous impose des politiques comme la fin du télétravail et des outils tels que les IAs génératives, alors même que cela dégrade nos conditions de travail.

Nous voulons la justice et des carrières stables pour toustes, sans licenciements, sans qu’on nous impose des outils d’IA, et sans management autoritaire.


Les entreprises multinationales s’organisent déjà par internationalement. Les travailleureuses du jeu vidéo travaillent déjà ensemble dans les entreprises et sur des productions internationales. Les syndicats doivent donc, eux aussi, sorganiser par delà les frontières.

Nos syndicats se sont rencontrés à Paris le mois dernier. Ensemble, nous avons manifesté en soutien à nos camarades licenciés par Rockstar pour avoir fait usage de leurs droits. Nous avons partagé nos connaissances, nous avons échangé sur nos stratégies et tactiques, et nous avons discuté de solutions à nos problèmes commun. Et, surtout, notre groupe de travail a défini des actions concrètes à court terme.

Nous sortons de ces rencontres avec une certitude absolue : ensemble, les travailleureuses peuvent améliorer durablement leurs emplois, leurs carrières et leurs vies.

Nous avons la capacité d’agir, et nous allons le faire.

Nous faisons le serment d’amplifier la coopération entre nos syndicats à court et moyen terme, et de rester unis face à tout ce qui se passe dans notre industrie et dans le monde.

Syndiquez-vous et battez-vous pour vos droits !

Coordinadora Sindical del Videojuego – CGT (Espagne)
FIOM-CGIL Milan Work Council (Italie)
ver‧di Game Devs Roundtable (Allemagne)
Game Workers Unite Ireland – FSU (Irlande)
IWGB Game Workers (Royaume-Uni)
Syndicat des Travailleureuses du Jeu Vidéo (France)

Logos de CSVI-CGT, FIOM-CGIL, ver‧di, GWU Ireland, IWGB Game Workers, et du STJV

Répression syndicale à Rockstar : une attaque contre un·e est une attaque contre toustes

La semaine dernière, le studio Rockstar, connu pour la série GTA, a licencié une trentaine de travailleureuses appartenant à un groupe Discord de discussion syndicale d’IWGB. Cet acte de répression syndicale, exceptionnel au Royaume-Uni, est inacceptable tout autant qu’il est vain, car rien ne pourra éteindre les aspirations des travailleureurses à la justice, l’égalité et le respect.

Les syndicats ont toujours connu la répression, tactique des faibles pour essayer d’empêcher l’inévitable. Mais cela ne nous a jamais arrêté, car notre solidarité sera toujours bien plus forte. En essayant de faire taire les travailleureuses, Rockstar ne va que renforcer la détermination de celleux qui demandent ce qui leur est dû : le partage des richesses, des salaires dignes, des carrières stables et la reconnaissance de leur travail.

Le STJV se tient aux côtés d’IWGB Game Workers et de toustes les travailleureuses de Rockstar, et tiens ses ressources à leur disposition. Nous exigeons la réintégration immédiate de nos camarades licencié·es, au Royaume-Uni et au Canada.

An injury to one is an injury to all

NAO rémunérations 2025 à Don’t Nod

NAO à Don't Nod - Un accord concluant : augmentations de salaire et passage cadre

Réclamées depuis 2023, avortées en 2024 en faveur d’un PSE (qu’on découvrira par surprise), les Négociations Annuelles Obligatoires (NAO) ont enfin commencé durant l’été 2025.

La section syndicale de Don’t Nod est fière d’annoncer qu’un accord a été conclu sur le sujet des salaires effectifs.

Si beaucoup reste à faire dans l’entreprise pour mettre en place des conditions de travail saines, éliminer les écarts de salaire et de carrière entre les femmes et les hommes, mettre un terme aux risques psychosociaux… Il s’agit néanmoins d’un progrès notable et dont nous nous félicitons.

Voici ce qui a été entériné :

Augmentations de salaire

Nous avons obtenu une augmentation générale des salaires, qui privilégie les plus bas salaires dans l’entreprise avec un montant dégressif et exclut les 20% plus hauts salaires.

Les salarié-es se trouvant dans le premier décile de salaire toucheront une augmentation de 1300€ brut annuel. Dans le deuxième décile, 1110€, et ainsi de suite jusqu’aux déciles 5 à 8 qui toucheront 775€.

Des augmentations individuelles auront lieu en sus, en répartissant deux budgets distincts :

  • un pour rétribuer la « performance individuelle »
  • un pour corriger (partiellement) les écarts de salaires présents dans l’entreprise

L’augmentation des bas salaires et la réduction des écarts sont des priorités pour le STJV. Il n’est pas acceptable que les entreprises exigent des salariées de travailler et vivre sur Paris avec à peine un SMIC, ou que des écarts remarquables persistent entre des salaires d’hommes et de femmes au même poste. Il n’est pas acceptable qu’on constate un facteur 10 entre le plus bas et le plus haut salaire d’une entreprise.

Passage cadre

Nous avons obtenu la classification cadre pour tous les postes de production et d’administration.

Le passage Cadre apporte des avantages conséquents :

  • des salaires minimum plus élevés
  • une bien meilleure prise en charge en cas d’arrêt maladie
  • une indemnité de licenciement plus élevée
  • la reconnaissance de nos formations et expertises

C’est une revendication historique du STJV sur laquelle les tribunaux nous donnent régulièrement raison.

Après Amplitude, Don’t Nod est la seconde entreprise à finalement reconnaître que la juste application de la convention collective Syntec implique de généraliser le statut Cadre. Tant mieux !

Une grille de classification claire et univoque sera adjointe aux fiches de postes, et référencée sur les futures offres d’emploi.

La grève, ça marche !

La grève lors du plan de licenciement, débutée en novembre 2024 et qui a culminé en janvier dernier est encore présente dans les esprits. Elle a non seulement permis d’obtenir un accord majoritaire pour le PSE, mais également montré que les collègues savaient se mobiliser.

La DARES notait en 2022 que 62,8% des entreprises ayant connu une grève ont conclu au moins un accord d’entreprise, contre 12,7% n’en ayant connu aucune. CQFD.

Espérons que les autres thèmes de Négociation Annuelle Obligatoire donnent des résultats aussi constructifs ! ✊

Starbreeze Paris : 17 dossiers aux prud’hommes contre une fermeture injustifiée

J'accuse ! Communiqué des ex-employés de Starbreeze Paris

Le STJV transmet ce message des ancien·nes salarié·es de Starbreeze Paris, et se joint à leurs demandes légitimes.

Le 10 janvier 2025, la direction de Starbreeze annonçait aux 23 employé·es de sa filiale française Starbreeze Paris le démarrage d’une procédure visant à fermer cette entité et licencier l’ensemble du personnel. L’ensemble de ces salarié·es travaillait sur les jeux du studio tels que Payday2, Payday3 ou le plus récent projet Baxter, au même titre que les employé·es en Suède.

La cessation d’activité de la filiale n’existe que sur le papier, la société mère suédoise recréant les postes à Stockholm. Cette stratégie est pleinement assumée par Starbreeze qui annonce fièrement dans le rapport Q4 2024 à direction de ses actionnaires qu’elle « rationalise le fonctionnement du groupe » en supprimant les entités étrangères. Cette décision a été prise unilatéralement, les échanges avec la représentation du personnel se limitant à donner l’information sur un projet déjà entièrement prévu.

Cette décision est stratégiquement douteuse : la perte des salarié·es du studio les plus techniques avec des années d’expertise et de connaissances accumulées est difficilement viable.
Cette décision montre un irrespect flagrant envers les salarié·es concerné·es dont la carrière est brusquement interrompue : aucune compensation ne leur a été proposée hormis le strict minimum légal et la direction a refusé de payer les arriérés d’indemnités et de frais liés au télétravail à 100%.
Cette décision est illégale, puisque la société mère Starbreeze AB, réel employeur des 23 personnes licenciées, n’a mis fin à aucune de ses activités et fait preuve d’une légèreté blâmable dès lors qu’elle ne peut justifier des licenciements autrement que par une volonté d’améliorer sa rentabilité en réduisant ses charges de personnel.

Ce type de décision est malheureusement devenu courant dans les grandes entreprises du secteur du jeu vidéo, oubliant tout respect envers celles et ceux qui créent et construisent les jeux vidéo.

Les ancien·nes salarié·es de Starbreeze Paris n’acceptent pas cet état de fait et en conséquence se sont regroupés pour déposer 17 saisines du conseil de Prud’hommes afin d’annuler ces licenciements abusifs.

Nous voulons par cet exemple établir que l’industrie du jeu vidéo n’existe pas en-dehors de la loi, et encourageons les autres travailleur·euses du secteur à s’organiser pour faire valoir leurs droits et faire cesser ces pratiques.

2 octobre 2025 : Grève et manifestations pour la justice sociale, pour nos vies et nos emplois

Après des mobilisations massives et réussies les 10 et 18 septembre, l’état et le patronat restent incapables de répondre aux demandes des travailleureuses.

Au niveau national, le nouveau premier ministre a reçu les syndicats mais n’a fait que brasser de l’air et n’a su répondre ni aux besoins de celleux qui font tourner l’économie et produisent effectivement de la valeur économique, ni à ceux de celleux – souvent les mêmes – qui ont besoin de la solidarité nationale pour survivre et vivre dignement.

Au niveau de l’industrie du jeu vidéo, nos dirigeants antisociaux continuent leur stratégie de l’autruche, en espérant qu’ignorer très fort les problèmes de l’industrie et leur propre incompétence permettra magiquement de continuer à faire des jeux vidéo sans rien changer. Pendant ce temps, les travailleureuses se font toujours plus presser, pendant que leurs emplois disparaissent et que leurs conditions de vie se dégradent.

Nous demandons de la justice sociale et des conditions de vie dignes pour tout le monde et, à ce titre, le STJV rejoint l’intersyndicale en appelant tous‧tes les travailleurs‧es du jeu vidéo à faire grève et à se mobiliser le 2 octobre prochain. Nous voulons :

  • L’abandon de l’ensemble du projet de budget hérité de Bayrou ;
  • La redistribution des richesses, par une plus forte taxation des riches (notamment un impôt plancher sur les patrimoines élevés) et une lutte active contre la financiarisation de l’économie ;
  • Une vraie surveillance des aides publiques aux entreprises privées, et leur conditionnalité à des objectifs sociaux et environnementaux ;
  • Une hausse importante des moyens budgétaires des services publics, en particulier la santé ;
  • La fixation de l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans ;
  • Des pénalités importantes pour les entreprises enfreignant la loi, et la responsabilisation individuelle de leurs dirigeants ;
  • Des mesures concrètes pour limiter les licenciements, qui ne deviennent que des mesures budgétaires pour protéger le train de vie du patronat ;
  • L’ouverture des frontières, la régularisation des sans-papiers et l’accueil de toustes les réfugiés de zones de guerre ou de dictatures ;
  • Des mesures actives, notamment des sanctions économiques contre l’état israélien, pour mettre fin au génocide à Gaza.

Ces journées de grève sont importantes pour la mobilisation nationale mais, seules, ces journées isolées ne règlerons pas les problèmes que les travailleureuses rencontrent au quotidien. Nous encourageons à profiter de cette nouvelle journée de mobilisation pour échanger entre travailleureuses, entre entreprises, entre organisations, pour lier la lutte au niveau national et la lutte dans notre travail et notre quotidien. Rencontrons-nous sur nos lieux de travail, en manifestation, au café, au bar, en ligne… partout ou nous avons l’occasion de discuter et réfléchir ensemble à nos besoins et à notre avenir.

Nous rappelons que cet appel couvre le champ d’action du STJV dans le secteur privé, et concerne donc toute personne employée par une société d’édition, distribution, services et/ou création pour le jeu vidéo quel que soit son poste ou son statut et quel que soit le domaine d’activité de sa société (jeux, consoles, mobile, serious games, VR/AR, moteurs de jeu, services marketing, streaming, produits dérivés, esport, création de contenu en ligne, etc.), ainsi que tous·tes les enseignants·es travaillant dans des écoles privées dans des cursus en lien avec le jeu vidéo. Puisqu’il s’agit d’un appel national à la grève, aucune démarche n’est nécessaire pour se mettre en grève : il suffit de ne pas venir travailler.

On fabrique, on produit : on décide !

Appel à la grève du 10 au 18 septembre : face à l’impasse gouvernementale, choisissons la sortie par le haut !

Sur un fond noir parcouru par une déchirure rouge, en haut de l'image le titre Appel à la grève. En-dessous, les dates du 10 au 18 septembre. À gauche du texte, une rangée de Pikmins en colère et en posture revendicatives (poings levés ou sur les hanches). À droite de cette image, le slogan : Face à l'impasse gouvernementale, choisissons la sortie par le haut ! En bas de l'image au centre, le logotype du STJV.

L’annonce du budget 2026 s’est faite, comme on en a désormais l’habitude, par des « fuites » à la presse servant plutôt de mesure des réactions, et tout au long de l’été, les mesures ainsi testées étant pour certaines purement sidérantes. C’est bien un budget d’agression sociale que propose le gouvernement Bayrou. Notons par exemple :

  • La suppression de deux jours fériés sans compensation, dont le 8 mai, commémorant s’il fallait le rappeler au Premier Ministre la capitulation du régime nazi ;
  • L’allongement du délai de carence en cas d’arrêt maladie, alors même que les conséquences sanitaires de la pandémie de coronavirus restent trop faiblement étudiées, mais tout-à-fait tangibles (voir même ce que disent des think tank libéraux sur le sujet) ;
    • N’oublions pas non plus que le défaut de soins est excessivement lié à des séquelles plus graves : il s’agit non seulement d’un recul de droits, mais aussi d’une vraie attaque sur la santé des travailleureuses ;
  • De nouvelles attaques sur le régime d’assurance-chômage, le seul but du gouvernement restant de radier des personnes des listes pour ne plus payer d’indemnités et ne plus avoir à les inclure dans les chiffres officiels, pas de résoudre ce supposé « problème » ;
  • La volonté d’une « année blanche » pour le budget de l’État, soit un gel des budgets et aides sociales, se traduisant par :
    • Une baisse des moyens de notre système de santé, déjà saigné à vif ;
    • Une baisse du budget pour l’éducation, déjà brutalisée par quantités de gouvernements successifs ;
    • Un recul sur la culture, sur l’environnement, sur toutes les allocations nécessaires au maintien d’une vie pour toustes ;
    • Mais évidemment, un effort tourné purement vers les budgets militaires (seul horizon d’avenir pour un gouvernement aux abois ?).

Qui dit agression dit agresseurs et agressé·es. Ici, la cible est claire, ce sont les prolétaires : les personnes handicapées, les immigrant·es avec ou sans papiers et les travailleureuses salariées ou non. Ces personnes qui produisent pourtant la valeur réelle dans l’économie, à l’inverse de la classe oisive : les grands actionnaires qui héritent majoritairement leur position et ne savent rien faire d’autre que faire croître leur fortune, pour assurer une longueur d’avance à leur progéniture et lâcher quelques miettes à leurs exécutant·es.

Nos gouvernants choisissent de faire la chasse aux pauvres, aux chômeureuses et aux personnes malades – de maladies que l’État laisse proliférer. Mais plus généralement, « les français·es » sont accusé·es d’être responsables de la dette… pendant que les riches oisifs sont suspicieusement absents de ces efforts demandés au reste de la population, et gâtés des 211 milliards d’euros aux entreprises, pour beaucoup sans contreparties réelles ou vérifiables…

Et dans le jeu vidéo ?

Notre secteur n’est pas isolé du reste de l’économie. Nous sommes nous aussi des prolétaires, et nous contribuons à une économie qui nous reverse chaque année un peu moins de la valeur que nous créons. Les travailleureuses du jeu vidéo se sont massivement mobilisé·es cette année lors de la grève générale du jeu vidéo, lors de laquelle nous décrivions déjà comment notre industrie est conduite à la ruine par des directions plus intéressées par les profits à court terme et à tout prix que par la santé des travailleureuses et la juste répartition des richesses créées.

En guise de remerciements pour leurs efforts, les travailleureuses sont licencié·es. Nous avons également dû accompagner nos camarades au studio Don’t Nod face à un plan social inédit dans l’industrie vidéoludique française. Dans tant d’autres entreprises, le « dialogue social » se résume à un monologue glacial, comme par exemple à Virtuos, où le conflit est ouvert dans une entreprise qui rencontre de grands succès, mais s’arroge le droit de licencier.

Quant aux aides aux entreprises, le secteur n’est pas en reste, puisque non content de se servir au pot magique du Crédit d’impôt recherche (CIR), le jeu vidéo a son propre dispositif, le Crédit d’impôt jeu vidéo (CIJV). Ce dernier était d’ailleurs à peu près tout ce que les patrons de l’industrie avaient aux lèvres lors de leur audition à l’Assemblée nationale en mars dernier.

Que faire ?

Face à l’incurie de ces prétendus responsables, qui ne souhaitent retenir de ce terme que le pouvoir sur les autres, gouvernement comme patronat, il s’agit de montrer que nous nous élevons, pas seulement face à des mesures injustes comme ce budget indécent, pas seulement pour la défense des conquis sociaux que sont la sécurité sociale et plus largement le modèle de protection français, mais aussi pour la conquête de nouveaux droits et d’une vie digne.

Le modèle actuel est à bout de souffle et, dans un dernier râle, il souhaite tout nous prendre. À nous toustes de prendre ce qui nous a toujours appartenu : le contrôle de nos destinées.

À ce titre, le STJV appelle non seulement à se joindre aux journées de mobilisation, dont les dates du 10 septembre, née de l’initiative citoyenne à laquelle nous nous joignons avec enthousiasme, et du 18 septembre prévue par l’intersyndicale, mais aussi aux actions multiples qui vont avoir lieu entre temps et après. Ainsi, le Syndicat des Travailleureuses du Jeu Vidéo appelle à la grève dans le jeu vidéo du 10 au 18 septembre.

Nous rappelons que cet appel couvre le champ d’action du STJV dans le secteur privé, et concerne donc toute personne employée par une société d’édition, distribution, services et/ou création pour le jeu vidéo quel que soit son poste ou son statut et quel que soit le domaine d’activité de sa société (jeux, consoles, mobile, serious games, VR/AR, moteurs de jeu, services marketing, streaming, produits dérivés, esport, création de contenu en ligne, etc.), ainsi que tous·tes les enseignants·es travaillant dans des écoles privées dans des cursus en lien avec le jeu vidéo. Puisqu’il s’agit d’un appel national à la grève, aucune démarche n’est nécessaire pour se mettre en grève : il suffit de ne pas venir travailler.

Comme nous le disions le premier mai : on fabrique, on produit, on décide !

À Spiders, des licenciements en guise de remerciements pour le travail accompli

Sur un fond rouge et noir, en haut de l’image le titre « SPIDERS » en majuscules. À droite, un dessin d’Aegis, protagoniste du jeu Steelrising du studio Spiders. Au centre, le texte « Les travailleureuses remercié·es par des licenciements ». En bas de l’image, le logo du STJV.

Cette communication est un communiqué de notre section syndicale à Spiders.

Le 17 juillet dernier, la directrice opérationnelle de Spiders a annoncé un projet de licenciement collectif. Présenté au CSE la veille, ce projet prévoyait de licencier 9 personnes, soit pile le nombre qui permet en théorie d’éviter de devoir négocier avec les syndicats un « Plan de Sauvegarde de l’Emploi ».

Au 18 août, après des changements et discussions avec les représentant·es du personnel, le plan de licenciements à Spiders prévoit 7 licenciements et la suppression totale de 25 postes, soit vacants à date de la suppression, soit par des départs volontaires. Ces licenciements et suppressions incluent le seul poste de designer UX/UI, la moitié des postes de lead dans les équipes Art et Design, le poste de direction administrative et financière, quasiment la moitié des artistes environnement et des animateurs… Ces suppressions de poste viennent s’ajouter aux nombreux départs de ces 12 derniers mois.

Ce projet de licenciements a été préparé en secret et reste injustifié. Il y a encore quelques mois, Anne Devouassoux assurait pourtant, droit dans les yeux des salarié·es, qu’il ne fallait pas s’inquiéter, alors même que ce plan de licenciements semblait déjà en préparation. Au sein de l’entreprise, personne, y compris les managers, n’a connu plus de quelques jours à l’avances l’existence de ce plan de licenciement. L’entreprise refuse encore aujourd’hui de communiquer les détails de ce plan, pourtant en cours, y compris aux salariés qui risquent le licenciement !

Le 24 juillet, plus de la moitié des travailleureuses de Spiders ont participé à des réunions pour discuter de l’avenir de Spiders, organisées dans le cadre d’une grève pour demander l’annulation de ces licenciements. Ces discussions ont prouvées, une fois de plus, que tout le monde a conscience des problèmes à Spiders et envie de faire changer les choses, et ce depuis des années. Malheureusement, l’opportunité de le faire nous est toujours refusée, et les travailleureuses continuent à subir les erreurs de gestion de Spiders et Nacon.

La richesse d’une entreprise repose sur ses travailleureuses, qui produisent effectivement les jeux. S’en séparer est inacceptable et une démarche, compte tenu des défauts de gestion, contre laquelle nous nous opposons fermement. Les salarié·es de Spiders ne doivent pas souffrir des décisions mal éclairées de sa directrice opérationnelle et du groupe Nacon. Des revendications sur les licenciements annoncés et les défauts d’organisation du studio, issues de la grève du 24 juillet mais similaires à celles des années précédentes, ont été envoyées dès le lendemain à la direction mais sont toujours en attente d’une vraie réponse de l’entreprise.

Malgré une production de GreedFall 2 éprouvante et l’annulation d’un projet prometteur qui apportait enfin des changements nécessaires, les travailleureuses de Spiders ont confiance en leur capacité à produire de bons jeux à Spiders. Nous espérons que la direction opérationnelle de Spiders et le groupe Nacon partagent leur envie de pérenniser l’entreprise et d’améliorer les productions. Ce n’est pas en continuant à traiter de la sorte les travailleureuses de Spiders, en les licenciant et en dégradant leurs conditions de travail qu’ils le prouveront, mais en arrêtant de créer des obstacles à leur travail.

Dans l’immédiat, vous pouvez aider les travailleureuses de Spiders en leur exprimant votre soutien, et en envoyant des mots d’encouragement à . Nous vous demandons de rester courtois et de ne pas insulter, harceler ou menacer qui que ce soit, ni chez Nacon, ni chez Spiders, le travail de nos collègues community managers est déjà suffisamment difficile.

Lettre ouverte de la section Arkane Studios à la direction de Microsoft et de ses filiales

Sur fond noir traversé d'un encart rouge, en haut de l'image "Lettre ouverte". En-dessous, "à la direction d'Arkane Studio". À droite de l'image, le personnage de Juliana tenant d'une main un mégaphone, de l'autre le drapeau palestinien, le pied droit sur une Xbox.

Introduction

Cette lettre est adressée à notre direction à Arkane Studios, ainsi qu’aux entitées parentes : les directions de Zenimax, de Microsoft Gaming et du groupe Microsoft. Elle fait suite à l’appel au boycott des produits Xbox, publié par BDS le 10 avril 2025 et également suite à la pétition IOF Off Azure. L’objectif de cette lettre est de mettre en lumière comment cette situation peut affecter notre réputation et notre travail, et demander à Microsoft de prendre les mesures nécessaires.

Le génocide à Gaza et BDS

BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanction) est un mouvement palestinien lancé en 2005 pour soutenir les droits des palestinien·ne·s.
La politique d’oppression, d’occupation et de colonisation du régime israélien leur ont interdit de jouir de leurs droits à vivre normalement, pourtant universels. La situation n’a fait qu’empirer puisque depuis octobre 2024, l’oppression s’est changée en génocide.

Au moment où nous écrivons cette lettre, plus de 60 000 personnes sont déjà mortes selon l’UNICEF, dont au moins 74% seraient des civil·e·s ; les chiffres réels sont sans doute bien au-dessus des estimations. 217 journalistes ont été tué·e·s par l’armée israélienne, faisant déjà de ce conflit le plus meurtrier du 21e siècle pour la profession. À l’heure où les Gazaoui·e·s meurent de faim, par manque de soin et d’aide, Israël continue de refuser l’entrée de l’aide humanitaire internationale dans la bande de Gaza. Depuis plusieurs mois en effet, Israël tente de s’accaparer le contrôle sur les ressources humanitaires et leur distribution, allant à l’encontre toutes les lois et traités internationaux.
Globalement, par la politique qu’il a mis en place ainsi que les actions perpétrées à Gaza, le régime israélien cherche à installer en Palestine un régime de terreur fondé sur la torture, la déportation et la destruction, violant répétitivement tous les droits les plus élémentaires du droit international.

Depuis 2014, et afin de soutenir le peuple palestinien, le mouvement BDS a lancé de nombreuses campagnes de boycott et d’information. Ces dernières ont pour but d’attirer l’attention du grand public sur les gouvernements et entreprises qui continuent de soutenir le gouvernement israélien malgré ses violations répétées des droits de l’homme. La pression que ces boycotts internationaux ont ainsi créée s’est à chaque fois révélée massive, forçant plusieurs groupes à changer leurs pratiques. Microsoft lui-même a déjà fait l’objet d’un boycott de BDS par le passé, en 2020, conduisant au retrait de Microsoft de sa participation à AnyVision, une entreprise de tech israélienne spécialisée dans les algorithmes de reconnaissance faciale, qui étaient utilisés pour surveiller à leur insu les palestinien·ne·s.

L’appel au Boycott des produits Xbox

Le 10 Avril 2025, BDS a lancé une nouvelle campagne de boycott, ciblant les produits Xbox gaming, aussi bien software que hardware.

Cette dernière a pour but de mettre en lumière la manière dont le génocide en cours par l’armée israélienne sur la population palestinienne est grandement facilité par l’utilisation des services et technologies fournis par Microsoft, tel que révélé par le groupe Associated Press. Microsoft a non seulement continué, mais renforcé sa collaboration avec les forces israéliennes ces dernières années, leur fournissant aussi bien des services de stockage en ligne par le biais du service Azure que des outils d’IA pour accélérer et automatiser leurs crimes, notamment en aidant à définir des cibles de bombardements. Dans un billet de blog, Microsoft a même avoué ne pas pouvoir garantir comment sont utilisés ses produits sur les propres serveurs et appareils de l’armée israélienne. Pour toutes ces raisons, et bien d’autres, BDS a fait le choix de lancer un boycott massif sur l’ensemble des produits Microsoft tant que ce dernier n’arrêtera pas son soutien à la force d’occupation israélienne dans sa campagne d’annihilation de la Palestine.

Soutien à la pétition de IOF Off Azure

En plus de cet appel au boycott, depuis mai 2024, plus de 2000 travailleur·euses des entreprises Microsoft ont signé la pétition “No Azure for Apartheid”, qui demande à Microsoft de mettre un terme à ses contrats avec l’armée israélienne, ainsi que la réalisation d’un audit indépendant réalisé par une tierce partie de nos contrats, services et produits, afin de s’assurer qu’aucun n’est utilisé dans le cadre de violation des droits de l’homme, à Gaza ou ailleurs. Malgré cela, Microsoft fait la sourde oreille aux demandes de ses propres employé·e·s. Pour ne rien arranger, plusieurs employé·e·s, tentant de mettre en lumière la situation catastrophique à Gaza et la responsabilité de Microsoft dans cette dernière, ont été purement et simplement licencié·e·s.

Si les employé·e·s ont une responsabilité envers Microsoft, la réciproque doit tout autant se vérifier. Tout comme il est inscrit dans la déclaration mondiale des droits de l’homme de Microsoft, et comme il est régulièrement rappelé dans les éléments de langage Microsoft : “nous nous engageons à développer des technologies et des services qui enrichissent les expériences individuelles”. Mais à notre connaissance, à ce jour, Microsoft dénigre son engagement moral, auprès du public comme de ses employé·e·s, en étant activement complice de l’invasion de la Palestine et des crimes de guerre qui s’y déroulent. Si ces “valeurs” sont plus que de simples arguments de vente pour toujours plus pousser à l’achat, il est temps que Microsoft les applique réellement.

Nous demandons à Microsoft de prendre ses responsabilités et mettre un terme à cette collaboration.

La section STJV d’Arkane Studios se joint à BDS et au mouvement No Azure for Apartheid pour demander à Microsoft l’arrêt de sa collaboration avec le régime israélien. Nous considérons que Microsoft, dont nous sommes les employé·e·s, ne devrait pas être impliqué dans des crimes génocidaires. Nous, travailleur·euses, refusons que l’entreprise qui nous emploie et donc nous représente prenne part au sinistre projet du gouvernement israélien pour la Palestine. Nous sommes convaincu·e·s qu’il est de notre responsabilité, en tant qu’employé·e·s de la tech, de tirer la sonnette d’alarme quand nous réalisons que les nouvelles technologies, plutôt que d’être utilisées pour aider la voix des opprimé·e·s à se faire entendre, sont utilisées pour faciliter et renforcer l’oppression qu’iels subissent.
Enfin, nous considérons également que la situation nous affecte directement, bien que dans une bien moindre mesure, en réduisant l’audience de nos jeux. Le Boycott résultant de la politique de Microsoft compromet directement les ventes des produits Xbox, et donc sur le long terme, pourrait précariser nos emplois.

Afin d’assurer un futur pour la Palestine, nous rejoignons les demandes de No Azure for Apartheid :