Appel à la grève dans le jeu vidéo pour le 4 Février 2021

Dans un climat de mesures liberticides et anxiogène poussé par l’épidémie de Covid, le plan de relance économique annoncé par le gouvernement s’annonce comme un moyen supplémentaire de dégrader les conditions de travail et les salaires de toutes et tous, d’appauvrir et de précariser toute une partie de la population.

Ce plan prévoit l’injection d’argent publique dans les entreprises privées, sauf qu’investir massivement dans le secteur privé s’est toujours fait au détriment du secteur public, alors qu’il faudrait de toute urgence revitaliser ce dernier qui était déjà en crise avant la pandémie.

Ces « cadeaux » aux entreprises privées sont prévus sans conditions ni contreparties, alors que par le passé cette méthode s’est toujours montrée avare en résultats (rappelons-nous du CICE). Les entreprises qui vont toucher le plus d’aides seront les plus grosses, celles qui souffrent le moins de la crise et qui maintiennent déjà, malgré les aides précédentes et des bénéfices scandaleux, des plans de licenciements dans tout le pays.

La relance économique doit passer par la création d’emploi, le soutien au secteur public, la diminution du temps de travail, et la lutte contre la pauvreté, plutôt qu’être dictée par le dogme de la socialisation des pertes et de la privatisation des bénéfices. Il est crucial d’agir pour sauvegarder l’emploi des Français et offrir à chacun de quoi vivre dignement en ces temps de crise.

Le STJV rejoint donc les organisations syndicales appelant à la grève le 4 février, et appelle les travailleureuses, chômeureuses, étudiant·es du jeu vidéo à se mobiliser dans leurs entreprises, dans les assemblées générales locales et dans les manifestations qui auront lieu partout en France ce jour.

Nous rappelons que cet appel couvre le champ d’action du STJV dans le secteur privé, et concerne donc toute personne employée par une société d’édition, de distribution, de service et/ou de création de jeu vidéo ou matériel pour le jeu vidéo quel que soit son poste ou son statut et quel que soit le type de production de sa société (jeux consoles, PC, mobile, serious games, expériences VR/AR, moteurs de jeu, services marketing, consoles de jeu, streaming, etc.), ainsi que tout·es les enseignant·es travaillant dans des écoles privées dans des cursus en lien avec la production vidéoludique. Pour toutes ces personnes, et puisqu’il s’agit d’un appel national à la grève, aucune démarche n’est nécessaire pour se mettre en grève : il suffit de ne pas venir travailler les jours où vous souhaitez faire grève.